Ville Quirihue

Tout va bien, il y a quelque petit mal par-ci par-là mais en général je vais très bien. Mon corps s’adapte de mieux en mieux à la route, il faut dire que j’essais d’y faire le plus attention possible, puisque c’est lui qui me fait avancer, alors ta pas le choix. J’essais de ne pas trop le pousser au maximum parce que sur une si grand distance je pense qu’il ne pourrait le supporter, donc j’essais de m’arrêter le plus souvent que je peu sur la route pour respirer par le nez, “ Prend ça relax “ Tout est une question de mental, pas facile lorsque tu monte des cotes presqu’à tout les jours, des cotes interminables sous un soleil de plomb, tu te dois de garder ton calme et de penser juste au prochain pas c’est tout, tu ne peu penser trop loin parce que ton découragement apparaîtra très vite. Ici il n’y a pas de chemin vraiment plat, sauf le haut d’une montagne et le bas d’une montagne, c’est comme ça que je vois la route du Chili maintenant.

Tout le long de cette route j’y es eu beaucoup de plaisir jusqu’à maintenant et je dois rajouter quelque frousse aussi, mais en général tout est beauté si tu prend le temps de regarder. Parfois quelque chien sorte de leur sommeil pour venir tester ma roue, mais rien de plus. J’aime beaucoup me retrouver en forêt je m’y sent comme chez moi, les champs de fraise ( encore aujourd’hui ) leur odeur me donne un sourire, les fermiers me touche beaucoup, jamais tu ne vois un fermier courir ici, chaque geste est utilisé et pas plus, la chaleur sans doute. Souvent ils sont assez âgées, je n’y es pas vu beaucoup de jeunes, peu être que eux aussi ont ils désertés la ferme familiale, qui sais ! Mais la terre sera toujours dans mes veines.

Aujourd’hui j’ai eu ma plus grand peur, je descendais un chemin en lacet ( milles et un petit détour), tout était beau en pleine forêt, mais ici au Chili les gens dépasses sans trop de raison et n’importe comment, alors je descendais à une bonne vitesse, au loin je pouvais voir que trois autos s’approchais, cela en montant, moi je descendais pas de problème tout semble correct, mais au moment ou je prenais mon détour le dernier décide de doubler en montant dans un détour, on était face à face, moi je savais que je ne pouvais arrêter en tout cas pas si vite, lui à appuyer sur son klaxon mais sans même arrêter, je ne sais pas qu’est-ce qui voulait dire, mais moi je me suis fermé les yeux et je me suis faufiler entre lui et le bord du chemin, l’espace était assez mince, tout ça pour gagner quelque seconde, très stupide comme geste, j’aurais pu y laisser ma peau.

Ce matin j’ai rencontrer Arthuro, il descendait dans l’autre direction et moi je montais encore une cote, il ma fait signe et à couper toute la route pour venir me serrer la main, toute qu’un phénomène, il avait un vélo de montagne avec un petit panier à l’avant ou il y avait une canne de café papier de toilette et en arrière il avait deux sacs à dos qui étaient attaché comment je ne sais pas, sur son vélo. Il arrivait de faire 6 mois en vélo en Argentine, Pérou, Bolivie, Vénézuela et Chili, vite il ma montrer des photos de sa vie sur la route, sans doute parce que je paraissais sceptique, toute sa vie était là entre mes mains. Il était tellement sale, j' avais de la misère à distinguer la couleur de sa peau avec la saleté de son gilet, son sourire et bien manquait un grand nombre de copain. Je lui est demandé si il est près à arrêter maintenant qu’il avait fait tout ce chemin, il ma dit que le vélo c’était toute sa vie…bonne réponse.

Moi je suis heureux ou je suis maintenant….

Rémi tremblayCommentaire