José

J’avais fait pas mal de route, j’étais presque rendu à ma destination ( que je croyais ) je me suis donc arrêté sur le barrage de Rapel pour quelque minute, j’étais épuisé, j’avais juste une grosse côte à monter, mais quel côte, elle était interminable pour moi. Rendu au milieu deux chiliens qui partaient pour le sud en bicyclette comme moi sont arrêté pour parler un peu, toujours le fun le contact que l’on crée sur la route. Après quelque minute nous nous sommes séparés serré la main, eux repartaient assis sur le vélo moi je poussais le mien, trop dure pour moi. A peine quelque minute plus loin nous nous rencontrons encore, cette fois-ci deux autres personnes étaient sur le bord de la route, un homme et une femme, naturellement ont ce met à parler, toujours les mêmes questions, d’où tu viens, où tu va, combien de temps durera ton voyage etc etc. Moi après quelque minute je leur dit aurevoir et je poursuit ma montée déjà difficile pour moi.

Je vois ou je dois tourner mais si je prends ce chemin comme indiqué sur mon itinéraire je dois redescendre dans les terres pour aller jusqu’au lac, je me dis “no way!” que je vais redescendre tout cela, je décide donc de partir en montant et je poursuit ma montée. Mais sous ce soleil de plomb je me rend vite compte que je ne peu aller plus loin, je n’est plus de jambes, il me faut prendre une décision je n’est pas le choix.

Je décide donc de redescendre un peu, pour reprendre le chemin que je ne voulais pas prendre au début, mais je me dis de toute façon je vais bien trouver un endroit ou piquer ma tente, après quelque minute rien, des clôture tout le long électrifié pour empêcher les animaux de sortir. Un peu découragé je continue sur ce chemin, je vois un homme sur sa ferme, j’arrête et je vais lui parler et lui demande si je peu coucher quelque par sur sa terre, mais il me dit que ce n’est pas sa terre qu’il y travaille seulement, mais au même moment il me dit qu’il y a un camping plus loin à un km, je repars très heureux. Un km c’est pas loin et je ne trouve rien du tout et en plus personne à l’extérieur pour demander quoi que ce soit. Deux motocycliste s’arrête par hasard à coté de moi, ce sont deux hommes de Santiago qui ce promène ( me semble avoir beaucoup d’argent ) je me présente et leur demande si il il y a quelque chose plus loin, ils me disent que non ! Je les remercie et poursuit mon chemin dans l’espoir de trouver quelque chose, tout près il y deux hommes dans un arrêt d’autobus dont José.

J’essais de leur expliquer que je suis un peu mal pris et que je veut tout simplement un tout petit endroit ou piquer ma tente. Après de longue minute l’un dit que non et José me dit oui et m’indique ou est sa maison. Je lui demande de venir avec moi pour être certain, au premier coup d’oeil sa maison était caché en arrière de la maison du voisin avec qui il parlait, moi je pensais que c’était celle-là, mais non, quand j’ai vu dans quoi il demeurait, je me suis dit; Dans quoi tu tes embarqué là …

José est pauvre, il n’a rien du tout, plus que je marchais vers ce qui lui servait de maison, plus je me disais que je devais refuser, parce que je n’avais aucune idée ou mettre ma tente, tout était fait de terre, dure comme le fer et de poussière et en même temps si je refuse ça serait comme lui remette sa pauvreté en pleine face, je ne pouvais pas lui faire ça. J’ai demandé à José si je pouvais placé ma tente à coté de la cabane, mais il ma dit que non, tu dormira dans l’autre lit à l’intérieur, comme je n’avais pas osé regarder à l’intérieur par respect, lorsque j’y est jeté un coup d’oeil et bien c’est très dure à décrire la pauvreté de quelqu’un…

Il dormait sur deux matelas l’un sur l’autre directement sur la terre, à coté de lui ce trouvait un poêle au propane et un frigidaire qui ne fonctionnait pas étant donné qu’il n’y avait pas d’électricité. Il y avait un matelas placé au pied de son lit, ce serait le mien pour la nuit, il était recouvert de paille et de vêtement, j’avais de la misère a croire que j’allais dormir là. Mais José à tout enlevé pour le jeter sur le sol, mais le matelas était tellement sale, c’était inimaginable. J’ai tout de suite pris ma tente et je les étendu sur le matelas comme ça je pourrais dormir sur la toile et non sur le matelas directement. J’avais presque fini de m’installer lorsque José est revenu avec un autre matelas, où l’avait-t-il pris j’en es aucune idée, il ma demandé de l’aider et d’enlever tout ce que j’avais mis sur le matelas pour y placer celui-ci, mais en le déplacent j’ai remarqué une énorme tache qui faisait toute la grandeur du matelas, voyant que je l’avais bien vue il ma fait signe que ce n’était pas grave, mais ça dépendais pour qui !

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Donc dans tout cela j’ai trouvé le moyen de m’installer pour être le plus confortable que possible pour la nuit. Je me suis fait a manger, des pâtes, pendant ce temps José me posait des questions, les mêmes questions. Il ma vite dit qu’il souffrait de ces deux bras après avoir trop travailler avec les marteaux, je lui est donné des Advil pour diminuer sa douleur et ça la soulagé un peu, mais comment soulagé la douleur de toute une vie avec des pilules. Il ma dit que sa femme était à Santiago et qu’elle revenait dimanche et que lui devait rester ici pour travailler à préparer le terrain pour une construction éventuel d’une maison d’une riche propriétaire, ici comme ailleurs les gens qui en ont les moyens viennent ce construire en campagne et ils paient ( j’espère ! ) des personnes comme José pour garder le terrain.

José est peut être pauvre de matériel, mais très riche de bonté, il ma semblé une personne très bonne, il remerciait Dieu pour la journée d’être en vie, même si cette journée était difficile, il n’a jamais voulu accepter d’argent de moi, même si j’ai insister plusieurs fois, il disait que nous serions ami pour la vie et que c’était dans les mains de Dieu, lui donner de l’argent serait un insulte. Il se renseignait beaucoup sur le prix de mes choses, comme si le prix que j’avais payé les choses me classais dans une catégorie de la population, riche ou pauvre, je ne sais pas, mais pour ma sécurité je lui disais tout le temps que ce que j’avais n’était pas très bon.

J’ai passé une très bonne nuit malgré que je sentais une journée passé sous le soleil, que l’odeur qui ce dégageais dans cette maison était plus une odeur d’étable, que si il aurait plu tout aurait été surement trempée au max puisque nous étions sur le sol, la vie m’avait tout simplement mit sur sont chemin et maintenant lorsque j’aurais une dure journée, je penserais à cette homme qui n’a rien et qui remercie Dieu de ce qu’il a…


Rémi tremblayCommentaire